DIRECT. Colère sociale: Sophie Binet appelle à une grève générale le 5 novembre
Entre revendications et pillages, comment nos reporters ont-ils travaillé durant les manifestations du 17 octobre?
Plus d’un demi-million de manifestants ont défilé le 17 octobre partout en France, pour de meilleures conditions d’enseignement et contre le coût de la vie. Des défilés qui se sont tenus dans de bonnes conditions. Mais hors des cortèges, des violences et des pillages ont fait de l’ombre aux revendications sociales. Toute la journée, en direct sur BFMTV, Clémence Dibout et Igor Sahiri étaient sur le terrain. Comment ont-ils couvert cette manifestation? Comment témoigner des revendications quand il faut montrer la violence débridée des casseurs? Comment travaille-t-on dans ces conditions? Réponse dans notre podcast, Le service reportage.
Le Pnat reste en “observation” après l’incendie de la mairie de Limoges
Le Parquet national anti-terroriste (Pnat) reste en “observation” après l’interpellation de l’un des suspects de l’incendie de la mairie de Limoges, lié à l’ultra-gauche, a appris BFMTV de cette juridiction.
Le parquet de Limoges reste compétent dans cette affaire.
Couvre-feu, transport… Le préfet du Var détaille les mesures pour ce week-end
Lors d’un point presse, le préfet du Var, Simon Babre, a détaillé les différentes mesures prises pour ce week-end. Dès aujourd’hui, 14h, et jusqu’à lundi prochain 9h, il sera interdit de se couvrir le visage sur la voie publique.
Le couvre-feu, lui, qui concerne exclusivement les “mineurs non-accompagnés” entrera en vigueur samedi à partir de 18h jusqu’à dimanche 6h du matin. Il concerne le centre-ville de Toulon, les centres commerciaux Grand-Var et l’Avenue 83 à la Valette-du-Var.
Il sera interdit de manifester dans le centre-ville de Toulon ce samedi, entre 11h et minuit. Tout transport et détention d’engins pyrotechniques, d’armes ou d’objets pouvant service de projectiles sont également prohibés.
En prévention, 50 vigiles seront déployés à Toulon pour assurer la sécurité des commerçants. Les terrasses des cafés seront réduites à 50%. Les transports en commun de la ville seront suspendus de 10h ce samedi jusqu’à dimanche matin 6h.
Le match RCT-Pau ainsi que la fan zone aux abords de Mayol sont maintenus.
Sophie Binet assure que le gouvernement n’a “annoncé aucune mesure” et ne prend pas en compte les revendications
S’exprimant auprès des médias après la réunion entre le gouvernement et les syndicats, Sophie Binet a affirmé que le gouvernement n’a “annoncé aucune mesure” aux représentants syndicaux, déplorant une absence de “prise en compte de (leurs) revendications”.
“Le problème n’est pas la colère qui s’exprime (mais) la politique qui la provoque”, a-t-elle par ailleurs déclaré.
Sophie Binet appelle à la grève générale le 5 novembre
Sophie Binet, la patronne de la CGT, relaie à la sortie de Matignon l’appel de l’intersyndicale à une grève générale le 5 novembre prochain.
“La CGT pour le 24 octobre appelle à enfiler leurs gilets rouge pour que les jeunes puissent revendiquer leurs droits”, a-t-elle appelé, demandant aux membres de la CGT d’assurer l’ordre dans les manifestations.
174 incarcérations depuis le début des violences
“Nous avons aujourd’hui 174 incarcérations (…) pour des faits de recels ou d’agressions”, annonce Gérald Darmanin devant la presse. Un chiffre “important”, selon le ministre de la Justice qui indique la plupart des personnes concernées n’ont pas de casier judiciaire.
2.500 gardes à vue depuis le début des mobilisations
En déplacement à Marseille, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, annonce que 2.500 gardes à vue ont eu lieu depuis le début des violences survenues en marge des mobilisations.
Manifestations de samedi 24 octobre: Emmanuel Macron promet que “les gens qui veulent faire le désordre seront empêchés”
“Fermeté et méthode”. Ce sont les deux mots d’ordre qui seront donnés aux forces de l’ordre qui encadreront les manifestations des gilets jaunes prévues ce samedi, affirme Emmanuel Macron.
Le gouvernement prendra “toutes les mesures pour empêcher un retour de ces scènes inacceptables”, poursuit le chef de l’État. “Les gens qui veulent faire le désordre samedi prochain seront empêchés de faire le désordre”.
Emmanuel Macron affirme qu'”aucune violence n’est légitime”
“On a eu trop de gens ambigus pour expliquer qu’il y avait des violences légitimes. Non. Il n’y a aucune violence légitime. Aucune. Ni verbale, ni physique, ni contre les biens, ni contre les personnes. En démocratie, il n’y a rien qui justifie la violence”, insiste Emmanuel Macron.
Le président de la République insiste sur l’importance de rencontrer les syndicats et les lycéens, “mettre tout le monde autour de la table”, afin de discuter et de “responsabiliser” chacun.
Emmanuel Macron tiendra une réunion demain matin avec les services de renseignement
Emmanuel Macron annonce qu’il tiendra demain matin une réunion avec l’ensemble des services du renseignement, le Premier ministre et les ministres concernés afin d’avoir “un compte-rendu détaillé” sur les événements du 17 octobre.
“Il s’est passé samedi dernier des choses inacceptables qui nous ont tous choqués et fait mal” (…). J’ai constaté ce qui s’est passé, j’ai demandé des clarifications et j’ai donné une feuille de route”, déclare le président de la République.
Colère des lycéens: Emmanuel Macron reconnaît qu’il y a des “demandes très concrètes” et promet des réponses
“Il y a plusieurs demandes très concrètes” qui sont formulées par les lycéens, reconnaît ce matin Emmanuel Macron après des semaines de mobilisations. Le chef de l’État cite notamment l’état des bâtiments scolaires, les remplacements des professeurs, l’orientation…
Concernant Parcoursup, “il faut sans doute lui donner plus de transparence, plus d’orientation en amont”, concède Emmanuel Macron. “Il faut constater que c’est devenu une forme de symptôme et d’inquiétude. Je comprends cette jeunesse aussi”, assure le président qui affirme que des “réponses concrètes sont en train d’être préparées”.
“Il faut savoir raison garder”: Emmanuel Macron affirme que la France n’a pas besoin de l’état d’urgence
Malgré les débordements et les violences survenues ce week-end, il n’est pas nécessaire d’instaurer l’état d’urgence à ce stade, affirme Emmanuel Macron.
“Il faut savoir raison garder. Tout ce que je vous ai dit et qui permet d’ailleurs de retrouver le calme depuis lundi, n’a pas besoin d’état d’urgence”, déclare le président de la République, citant la mise en place du couvre-feu, des interdictions de rassemblements dans certains villes et des enquêtes en cours.
Pour Emmanuel Macron, “tous les gens qui parlent mal de notre pays en ce moment n’aiment pas la France”
“Tous les gens qui parlent mal de notre pays en ce moment, ce sont des gens qui n’aiment pas la France. Ces gens m’indisposent!”, déclare Emmanuel Macron, faisant référence à des déclarations et fausses informations relayées sur les réseaux sociaux par certains dirigeants politiques, notamment Donald Trump, après les manifestations du 17 octobre.
“On a des difficultés, mais on les gère avec méthode, respect, détermination et fermeté (…) mais il ne faut pas raconter n’importe quoi”, insiste le chef de l’État.
Emmanuel Macron fustige des “commentaires inacceptables et stupides de dirigeants étrangers”
Emmanuel Macron fustige des “commentaires inacceptables et stupides de dirigeants étrangers” et dénonce “une manipulation étrangère de l’information” après les manifestations du 17 octobre en France.
“Pour moi, il n’y a pas d’ingérences étrangères visibles dans les événements qui se sont passés, par contre, il y a une manipulation étrangère de l’information qui a donné lieu à des commentaires inacceptables et stupides de la part de beaucoup y compris de dirigeants étrangers”, déclare le président depuis Doha.
“On a vu des images d’IA montrant des scènes qui ne se sont jamais passées en France”, poursuit Emmanuel Macron.
Ligue1: le match Toulouse-Troyes prévu samedi est reporté à dimanche à la demande de la préfecture
Le match de Ligue 1 entre Toulouse et Troyes, prévu samedi après-midi, est reporté à dimanche “à la demande de la préfecture de Haute-Garonne”, indique la Ligue de football professionnel (LFP).
“À la demande de la Préfecture de Haute-Garonne et en accord avec le diffuseur Ligue1+, cette rencontre de la 8e journée de Ligue 1 se déroulera dimanche à 17h15 à Toulouse”, détaille la Ligue.
Il s’agit du deuxième événement sportif professionnel reporté depuis les violences du week-end dernier, après le match de Ligue 2 entre Montpellier et le Red Star
“C’est la colère qui prédomine”: à Longué-Jumelles le maire décroche le portrait d’Emmanuel Macron
Dans la salle du Conseil municipal de la mairie de Longué-Jumelles, dans le Maine-et-Loire, le portrait d’Emmanuel Macron a été décroché.
“L’idée pour moi était de montrer qu’après ce week-end difficile en France, on ne pouvait pas dire ce qu’a dit le Président dimanche soir à l’ensemble des Français”, explique le maire (divers droites), Frédéric Mortier, à BFMTV.
“C’est la colère qui prédomine, de voir un pays mis à feu et à sang. Il semblerait que le pays ne soit plus en mesure d’assurer la sécurité”, ajoute-t-il. En France, aucune loi n’oblige légalement les maires à cet affichage qui tient de l’ordre du symbole.
L’édile a également pris la décision de mettre les drapeaux en soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre.
Sophie Binet appelle le gouvernement à des “réponses politiques aux revendications”
À l’approche de la réunion avec Sébastien Lecornu et l’ensemble des organisation syndicales, Sophie Binet appelle le gouvernement à des “réponses politiques” claires.
“Nous allons dire (au gouvernement, ndlr) qu’on ne répond pas à une mobilisation sociale par de la répression. On y répond par des réponses politiques aux revendications”, déclare la secrétaire générale de la CGT avant de se rendre à Matignon.
Gérald Darmanin est arrivé à Marseille
Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, est arrivé à Marseille, ville particulièrement marquée par les dégradations.
Il doit rencontrer les magistrats et les forces de l’ordre après les violences urbaines des dernières jours.
Gel des prix, amnistie des lycéens condamnées… Quelles sont les revendications des gilets jaunes?
Pour cet “acte II” des manifestations contre la vie chère prévues ce samedi, les gilets jaunes réclament un gel des prix sur les produits de première nécessité, un blocage des prix sur l’essence et le gaz, la mise en place d’un ISF climatique et d’un référendum d’initiative citoyenne (RIC) directe.
Soutiens du mouvement lycéen, les gilets demandent également la suppression de Parcoursup et de mon Master, ainsi qu’une amnistie pour les lycéens et les étudiants condamnés.
François Hollande pointe un “manque d’expérience” de l’exécutif
Pour François Hollande, “il y a eu, sûrement, un manque d’expérience” de l’exécutif “par rapport à ce qu’est une grande manifestation ou ce que peut être une colère sociale”.
“Nous avons affaire à un gouvernement qui est faible, à un président de la République qui est absent, à des ministres qui n’ont pas nécessairement d’expérience (…) et nous sommes dans une fin de mandat”, souligne-t-il.
François Hollande déplore une “situation à la fois douloureuse et inédite”
Invité de France Inter, François Hollande partage son “sentiment de vivre une situation à la fois douloureuse et inédite dans notre pays”, après les violences survenues ce week-end.
Une situation “douloureuse, parce que c’était à la fois des commerces qui étaient vandalisés” et “des bâtiments publics” qui étaient visés, relève l’ancien président de la République.
Quant au caractère “inédit” de ces événements, “jamais nous n’avions connu ce type d’excès, d’exaction et finalement de violence contre l’État et aussi de vol”, souligne-t-il.
Sébastien Lecornu présidera à 10h30 une réunion avec les organisations syndicales et les forces de sécurité intérieure
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, présidera ce matin à 10h30 une réunion avec les principales organisations syndicales en présence des ministres des Comptes publics David Amiel ; du Travail, Jean-Pierre Farandou ; de l’Éducation, Édouard Geffray et de l’Intérieur Laurent Nuñez.
Seront présents à cette réunion, les organisations syndicales: CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA et FSU.
Mais également, les forces de sécurité intérieure: la Direction générale de la Police nationale (DGPN), la Direction générale de la Gendarmerie nationale (DGGN) et la Préfecture de la Police (PP).
INFO BFMTV. Le parcours des manifestations de samedi déposé par les gilets jaunes, pour Paris
La préfecture de police a reçu le parcours des manifestations de samedi demandé par la coordination des gilets jaunes pour “l’acte II”, selon les informations de BFMTV.
La demande initiale des gilets jaunes prévoit un rassemblement à partir de 12h, puis un départ à 14h30 sur la place de la Bastille.
Le cortège avancera selon le parcours suivant: boulevard Beaumarchais, boulevard des filles du calvaire, boulevard du temple, Place de la république, boulevard Saint-Martin, boulevard Saint-Denis, boulevard Bonne Nouvell, boulevard Poissonnière, boulevard Montmartre, boulevard Haussmann, rue Halevy, Place Jacques Rouché jusqu’à la Place de l’Opéra.
La manifestation devrait prendre fin à 18h. À ce stade, la préfecture de police n’a pas confirmé ce parcours.
Marine Le Pen assure qu’elle a “des garanties de sécurité” avant le congrès du RN
“Bien sûr que nous avons des garanties de sécurité”, assure Marine Le Pen sur France Info avant le congrès du Rassemblement national ce week-end à Orléans où une contre-mobilisation est prévue contre “le racisme, le fascisme et l’impérialisme” à l’appel d’une cinquantaine d’organisations.
“Le gouvernement, très honnêtement, a pris conscience de la nécessité de mettre en place des mesures qui permettent au congrès de se dérouler dans de bonnes conditions”, complète la quadruple candidate à l’élection présidentielle.
Manifestation des gilets jaunes ce samedi: selon le syndicat de police UN1TE, les effectifs du Raid sont “très réticents”
“Il y a une forte inquiétude dans les rangs du Raid”, prévient sur BFMTV-RMC Linda Kebbab, secrétaire nationale du syndicat de police UN1TE, après les violences survenues ce week-end.
“Ils sont très réticents, mais ils iront (à la manifestation, ndlr) parce qu’ils ont le sens du métier, parce qu’ils sont professionnels et qu’ils aiment leur pays”, indique Linda Kebbab.
Les commerçants prêts à se faire justice eux-mêmes face aux casseurs: “c’est un échec”, pour Linda Kebbab
Au lendemain des dégradations et des pillages qui ont eu lieu ce week-end, plusieurs commerçants ont indiqué être prêts à se défendre si une telle situation venait à se reproduire, quitte à se faire parfois justice soi-même.
“C’est une catastrophe, c’est un échec”, déplore sur BFMTV-RMC Linda Kebbab, secrétaire nationale du syndicat de police UN1TE. “Cela signifierait que l’État n’est plus protecteur”.
“Il suffira d’une seule crise pour que les Français réalisent qu’on n’a pas assez de policiers”, affirme Linda Kebbab.
Manifestation du 17 octobre: le syndicat de police UN1TE souligne “l’épuisement massif” des forces de l’ordre
Linda Kebbab, secrétaire nationale du syndicat de police UN1TE, souligne “l’épuisement massif” des forces de l’ordre après les violences survenues en marge de manifestations ce week-end.
“On a manqué de mobilité samedi. On a manqué d’estimation et d’anticipation”, affirme sur BFMTV-RMC Linda Kebbab qui indique que certains agents ont effectué des vacations de “15 à 16 heures” de temps avec une seule bouteille d’eau.
Marine Le Pen sceptique face à l’efficacité des couvre-feux demandés par le gouvernement
Désormais, Marine Le Pen revient sur les mesures de couvre-feux instaurées à l’initiative du gouvernement. Si un certain retour au calme est observé, la patronne des députés du Rassemblement national n’est “pas du tout sûre” que ces dispositifs “soient à l’origine de cette accalmie”.
Pour elle, “l’efficacité” est de “maîtriser nos frontières” pour empêcher les “black blocs étrangers” de rejoindre la France “à la veille d’une manifestation”.
Manifestation des gilets jaunes prévue ce samedi à Paris: la syndicaliste policière Linda Kebbab juge que “la grande discussion va être le parcours”
La coordination des gilets jaunes a indiqué ce matin avoir déposé une déclaration pour manifester à Paris samedi. “La grande discussion qu’il va y avoir à Paris va être le parcours”, indique sur BFMTV-RMC Linda Kebbab, secrétaire nationale du syndicat de police UN1TE.
“Aussi légales soient les manifestations, il faut malgré tout les disperser et faire usage de la force de fait avec ce qu’on peut imaginer de pire”, poursuit Linda Kebbab qui envisage la présence de personnes violentes. “Le 24, nous ne sommes pas encore sortis d’affaires”.
Marine Le Pen s’en prend à “un pouvoir finissant”
Marine Le Pen commente les violences intervenues ce week-end en marge de la mobilisation du 17 octobre.
“J’ai le sentiment que nous sommes confrontés à un État qui s’effondre, nous sommes confrontés à un pouvoir finissant qui en réalité n’a plus la main, n’arrive plus à tenir, n’arrive plus à anticiper et est aussi englué dans une forme de déni idéologique”, tacle la cheffe de file de l’extrême droite sur France Info.
À ses yeux, “ce qu’il s’est passé samedi était prévisible”. “Cela fait des années que l’on voit ces processus se dérouler à chaque manifestation quasiment.”
Manifestation du 17 octobre: Édouard Philippe veut “une réponse pénale d’une fermeté absolue” contre les casseurs
Édouard Philippe appelle à “une réponse pénale d’une fermeté absolue” après les dégradations et les violences survenues ce week-end.
“Dès qu’on sera en mesure de faire assumer aux casseurs le coût des dégradations qu’ils provoquent, on sera dans le vrai!”, affirme le candidat Horizons à l’élection présidentielle. “Ceux qui commettent des dégradations doivent en assumer le coût”.
Édouard Philippe souhaite donner “plus de pouvoir aux policiers municipaux”
Le candidat Horizons à l’élection présidentielle, Édouard Philippe, estime qu’il faut donner plus de pouvoir aux policiers municipaux.
“On a un réservoir de gens remarquables formés et qui connaissent parfaitement leur ville”, affirme Édouard Philippe sur France 2, évoque notamment la “mobilisation suffisante des forces de l’ordre” lors de ce week-end pour justifier son propos.
Selon l’ancien Premier ministre, il faudrait “qu’on associe les maires à la définition des besoins et les policiers municipaux au maintien de l’ordre”.
Roland Lescure appelle les politiques et les syndicats à ne pas “mettre de l’huile sur le feu”
Alors que la manifestation du 17 octobre a été émaillée par les violences, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, appelle les organisations syndicales et les partis politiques à ne pas “mettre de l’huile sur le feu”.
“Personne n’a à gagner à ce que la France sombre dans le chaos, le monde nous regarde”, affirme le ministre sur RTL, qui préfère que l’on se concentre sur le débat démocratique à l’approche de la présidentielle.
Le gouvernement “mettra tout en oeuvre” pour éviter de nouveaux débordements samedi
Après les dégradations et les actes de violences survenus ce week-end, le ministre de l’Économie assure sur RTL que le gouvernement “mettra tout en oeuvre pour éviter que ça se reproduise” samedi, jour de manifestation des gilets jaunes.
Hier, à l’Assemblée nationale, Sébastien Lecornu a promis un dispositif policier “massif” pour l'”acte II” de la mobilisation, annoncé pour samedi prochain.
Violences du 17 octobre: Roland Lescure estime les dégâts à “des dizaines ou des centaines de millions” d’euros
Roland Lescure, ministre de l’Économie, indique que les dégâts de ce week-end s’élèvent à “des dizaines ou peut-être des centaines de millions” d’euros.
“Ce qui s’est passé ce week-end est extrêmement grave. La France a été attaquée de l’intérieur par deux mouvements violents: des anarchistes et des voyous”, déclare Roland Lescure sur RTL qui assure travailler avec les assurances pour aider les commerçants.
La coordination des gilets jaunes indique avoir déposé une déclaration pour manifester à Paris samedi
Benjamin Ball, coordinateur des gilets jaunes, indique avoir formellement déposé une déclaration pour manifester samedi à Paris, depuis la place de la Bastille, une semaine après une journée contre la “vie chère” ayant tourné au chaos dans la capitale.
“Je viens d’envoyer avec quelques collègues une déclaration en préfecture pour un parcours qui part de Bastille et qui va à Opéra. La CGT Paris annonce qu’ils vont aller à Bastille, l’Union étudiante également”, affirme sur France 2 Benjamin Ball.
“Avec Gérald Darmanin, nous avons dit stop”: Vincent Jeanbrun veut amputer les aides sociales des pilleurs
Le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun, a annoncé lundi prendre une circulaire qui prévoit de déduire des aides perçues, les revenus tirés de la vente des biens dérobés en marge des émeutes.
“La solidarité nationale ne paye pas pour les voyous et pour les casseurs”, justifie sur TF1 ce matin, Vincent Jeanbrun. “Avec Gérald Darmanin, nous avons dit stop”.
Selon le ministre, les prestations visées concerneront les prestations sociales telles que le RSA, les indemnités chômage ou encore les APL.
Benjamin Ball, coordinateur des gilets jaunes, juge que la France est à “un moment grave” de son histoire
“Nous sommes à un moment grave de l’histoire”. Sur France 2, Benjamin Ball, coordinateur des gilets jaunes, dénonce la répression policière du gouvernement à quelques jours de la manifestation prévue ce samedi.
“Quand vous avez un président de la République qui ignore et ment, et bien la colère monte”, affirme le militant qui impute à Emmanuel Macron la responsabilité des débordements.
Gérald Darmanin en déplacement à Marseille aujourd’hui
Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, sera en déplacement ce matin à Marseille dans les Bouches-du-Rhône.
Il doit échanger avec “les magistrats et fonctionnaires de greffe mobilisés dans le cadre de la réponse pénale suite aux violences urbaines”, détaille le ministère.
Sébastien Lecornu promet un dispositif policier “massif” pour l'”acte II” de la mobilisation prévu samedi
Le dispositif policier pour les nouvelles manifestations du 24 octobre “sera massif”, a promis hier Sébastien Lecornu à l’Assemblée nationale.
“La doctrine (…) sera revue en termes de moyens, en volume bien sûr, en termes de forces engagées et en termes de réactivité, de mobilité”, a complété son ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.
Cette séance des questions au gouvernement a été particulièrement agitée, la stratégie de maintien de l’ordre étant fortement remise en cause notamment par la gauche, tandis que droite et extrême droite ont demandé plus de fermeté.
“On va te pourrir la réunion”: LFI présent demain à la réunion des partis politiques
Jean-Luc Mélenchon a indiqué hier soir que La France insoumise se rendrait bien à la réunion des partis politiques demain à Matignon à l’invitation du Premier ministre.
“On va y aller, on va te pourrir la réunion”, a affirmé le candidat insoumis à l’élection présidentielle lors d’une conférence devant des sympathisants.
Sébastien Lecornu a fait parvenir hier une lettre aux différents partis pour expliquer sa démarche, sur fond de tirs croisés entre l’exécutif et La France insoumise, qui se renvoient la responsabilité des scènes de chaos observées ce week-end.
Une réponse législative après un week-end de violences? Le projet de loi “casseurs-payeurs” examiné au Sénat
Le projet de loi “casseurs-payeurs” et ses mesures décriées instaurant une responsabilité civile collective pour les dommages causés lors d’attroupements démarre aujourd’hui son parcours parlementaire en commission au Sénat, où il pourrait déjà être durci.
“Beaucoup se payent de mots dans la campagne présidentielle. Il y a là l’occasion de faire oeuvre utile avant cette élection présidentielle”, a lancé hier Sébastien Lecornu, jugeant son texte “absolument indispensable” et se disant déterminé à le mener “à son terme” dans les prochains mois.
Avec ce texte, le gouvernement veut créer une responsabilité collective pour toute personne appartenant à un groupement ayant commis des dégradations, sans besoin de prouver qu’elle-même en est l’auteur.
Sébastien Lecornu va recevoir les syndicats aujourd’hui avant de nouvelles manifestations
Sébastien Lecornu reçoit ce matin les organisations syndicales, pour évoquer avec elles la sécurisation des cortèges et les réponses aux lycéens, qui n’ont cependant pas été conviés à cette réunion.
Les cinq syndicats représentatifs CFDT, CGT, FO, CFTC et CFE-CGC seront reçus pour évoquer notamment “les voies et moyens pour garantir l’indispensable liberté de manifester” que “certains essaient de dévoyer en l’associant à des actes inacceptables”, selon un courrier qu’il a envoyé à ces organisations.
La CFDT a averti qu’il n’était “pas question de ne parler que de l’organisation de la mobilisation” du 5 novembre ou de recevoir uniquement “une leçon de responsabilité” sur les violences, qu’elle condamne.
Nouvelle nuit de couvre-feu dans plusieurs villes
Bonjour à toutes et tous et bienvenue dans ce direct consacré aux suites des violences du 17 octobre. Des couvre-feux partiels et localisés ont été mis en place pour la deuxième nuit consécutive dans plusieurs grandes villes comme Paris ou Lyon.
Dans l’hyper-centre de Marseille, le couvre-feu a débuté hier soir et en vigueur au moins jusqu’à vendredi inclus, tandis qu’à Toulouse, un couvre-feu nocturne est prévu de jeudi à dimanche, autour du Capitole et de rues commerçantes du centre-ville.